Apprenez à percevoir et vivre ce qui est en vous

Qu’est-ce que la pratique du laisser-faire intérieur.

Le laisser-faire intérieur.

Préambule.

Avant de vous donner les éléments pour comprendre intellectuellement l’action du laisser-faire intérieur, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que l’expérience apporte une compréhension bien plus concrète qu’une explication théorique. En lisant ce texte, vous allez imaginer ce qu’est « ce laisser-faire intérieur » ce qui à mon avis limite à environ cinquante pour cent la compréhension, puisque cet imaginaire ne s’appuiera pas sur l’expérience de l’exercice lui-même. Même si vous connaissez la méditation en pleine conscience ou le « Focusing », votre compréhension pourrait être détournée par votre connaissance de ses deux modes d’introspection à la fois proches et différents.

Je tenais simplement à éclaircir un point qui me paraît opportun à prendre en considération.

Qu’est-ce que l’exercice du laisser-faire intérieur ?

Le laisser-faire intérieur consiste à contacter dans l’instant le vivant qui s’active au travers de son corps, de constater ce qui stagne dans ce vivant et de laisser le mouvement reprendre sa voie naturelle en laissant l’information circuler à chaque niveau contacter.

Le contact se produit à quinze niveaux distincts de ce dit vivant. À des moments clés, il se déroule dans le discernement de l’identité qui s’associe aux perceptions ou à la résistance à celles-ci.

Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il convient de saisir ce que j’entends par :

∴ Contacter le vivant.

∴ Constater ce qui stagne dans ce vivant.

∴ De quoi se compose ce vivant.

∴ Laisser le mouvement de ce vivant reprendre sa route naturelle.

∴Discerner le « Qui vit » la perception, c’est-à-dire l’identité associé à la perception.

pixabay

La particularité du vivant et son incomparable richesse.

La vie revêt bien des aspects, des tonalités et des fonctions différents. Elle s’organise autour des lois naturelles et universelles bien plus que sur des lois sociales issues de notre compréhension intellectuelle de la vie voire de changer des manifestés naturels ou non qui nous paraissent inacceptables.

Ainsi, au sein même de notre fonctionnement individuel, aspirations et même, perceptions, cette vie répond déjà à quatre plans : le plan physique, le plan mental, le plan émotionnel et le plan spirituel.

Nous pouvons contacter « cette œuvre » en prenant contact avec ce que j’appelle la sphère corporelle.

L’amour qui porte la vie entière comme Einstein l’a souligné dans une lettre à sa fille Lieserl et qui nous laisse le choix par notre libre arbitre sans nous abandonner est souvent mal compris par ce libre arbitre.

Aussi, la vie n’est pas ce que nous voulons qu’elle soit, mais ce qu’elle est.

Sa fonction est de nous nourrir, nous porter, nous inspirer suivant ce que nous lui laissons comme place et ouverture.

À chaque fois que nous validons dans notre chair même son courant, celui-ci nous le rend en prenant tout son essor. Comme j’aime le dire, pour aller avec le courant il faut être au courant et pour être au courant, il faut mettre les doigts dans la prise. Si l’ampérage de notre état d’esprit est différent de l’ampérage de la vie, un court jus peut se faire ressentir. Ces courts jus ne sont dangereux que pour notre état d’esprit. Changer la vie est impossible ce qui n’est pas le cas pour son état d’esprit. Comme cet état d’esprit raisonne avec notre normalité, il nous est difficile de le remettre en compte.

Le phénomène du refoulement.

Lorsque nous vivons une situation que nous refusons, ce qui est concrètement refusé n’est pas tant les éléments de la situation, mais les perceptions qui sont activées en nous-mêmes dans cette situation. Le fait que celles-ci aient été enregistrées avec l’ordre de rester hors de notre champ de conscience nous plonge dans une réaction de survie plutôt que dans une action de vie. Nous agissons alors « pour ne pas souffrir », c’est-à-dire pour ne pas être touché par ce qui a été pris comme souffrance. Nous n’agissons pas alors à partir de l’ouverture de l’amour. La souffrance s’active en nous, car elle est le signe que nous ne sommes pas dans la conscience de cet amour, mais dans la conscience de ce qui nous semble dangereux et qui est tiré d’un passé qui n’est plus forcément d’actualité.

 

Dans cette vie souterraine persistent des croyances limitantes, des peurs, des colères, des tristesses, des sensations bizarres, des mémoires douloureuses, des conclusions erronées, des flux énergétiques détournés et bien d’autres informations spécifiques.

Tout ce cheminement d’informations constitue notre organisation alchimique sur laquelle notre vie s’appuie et se créé.

 

Le laisser-faire permet de rafraichir cet ordre en :

– contactant ces informations,

– distinguant les informations stoppées,

– laissant ces informations continuer leur vie en soi,

– indiquant dans l’acte à notre cerveau, qu’il n’a plus besoin de les stopper.

Contacter le vivant qui se manifeste au travers de notre corps.

Ce contact se fait en rencontrant cette organisation alchimique au travers des niveaux comme les mouvements énergétiques, les sensations, les émotions, les idées inconscientes et leurs injonctions, les souvenirs, les états d’âme, les attitudes intérieures. Ces niveaux correspondent plus à la survie, il y a d’autres niveaux qui correspondent plus à la vie. Dans ce que j’ai pu noter, les niveaux de survie en nous-mêmes sont la plupart du temps en conflit avec les niveaux de vie.

Les défis de la prise de contact avec ce vivant.

Un des défis dans la prise de contact avec le vivant en soi, va immanquablement nous mener à traverser ce conflit et ce qu’il met en œuvre en soi. C’est dans ce passage qu’un « rafraichissement » se produit.

Toujours dans ce que j’ai pu remarquer lors de ma pratique personnelle comme professionnelle, ce « rafraichissement » est bien plus efficace quand nous rencontrons le détail de la communication des informations. La vie m’a amené à observer ce détail dans quinze niveaux différents que je développe et vous apprends à utiliser dans la formation en ligne « Surfez votre vie ».

Le deuxième défi dans cette prise de contact est d’oser discerner la structure sur laquelle nous nous identifions pour maintenir refoulées les informations souterraines et nous donner l’illusion par ce refoulement d’être plus fort qu’elles. L’illusion réside dans le fait qu’en refoulant ces dites informations, nous restons sous leurs univers émotionnels et mentaux et donc dans cet ordre et univers de perceptions.

Je vous soutiens pour relever ce défi dans le deuxième niveau de la formation : « Surfez votre vie ».

Le fabuleux pouvoir de l’instant présent.

Je n’ai pas lu le livre d’Eckhart Tolle sur le pouvoir du moment présent, mais voilà ce que la vie me permet de vous affirmer aujourd’hui.

– Il n’y a pas nécessité de chercher dans les informations de son inconscient pour épurer le refoulement.

Pourquoi ?

Parce qu’à chaque moment de notre quotidien s’activent des informations de notre inconscient et c’est dans l’instant que nous pouvons rencontrer l’alchimie de ces informations activées et donc les « rafraichir ».

– Il n’y a aucune nécessité de faire évoluer le « qui nous sommes ».

Pourquoi ?

Parce que nous sommes réellement la perfection et l’amour même, jusque dans ce que nous prenons comme notre imperfection. C’est dans l’instant que nous pouvons faire la différence entre ce que nous croyons être et ce que nous sommes réellement.

– Nous ne savons pas que l’amour, l’infini, l’immanent et le simple ne sont accessibles qu’ici et maintenant.

Pourquoi ?

Parce que ce que nous croyons être ce construit sur la résistance des perceptions passées pour ne pas les retrouver dans le futur, ce qui nous détourne de l’émission « ici présent » sur la radio de la vie.

La voie naturelle de tout mouvement de vie.

Le mouvement de vie n’est pas la vie, mais sa manifestation. Il pourrait être considéré comme « notre avoir » alors que ce que nous sommes réellement, que certains nomment la conscience de l’essence, pourrait être considéré comme « notre être ».

L’être reste, l’avoir passe.

Pourtant, nous nous identifions pratiquement tous à l’avoir et de ce fait, dans la crainte de se perdre soi, nous ne le laissons pas passer et ainsi nous le fixons et nous nous construisons sur un « non-laisser-faire » et en conflit entre nos informations de vies intérieures et notre psychologie, c’est-à-dire notre façon de voir et de vouloir la vie.

Laisser passer les perceptions sans s’attacher à elle peut nous faire goûter l’état sans état. Je compare cet état sans état à la page blanche sur laquelle tout peut apparaître et disparaître. J’en parle dans cet article paru dans la newsletter de Meditations france

 

Ce que le laisser-faire permet.

Dans le laisser-faire, nous allons non pas prendre conscience de la globalité de son vécu intérieur, mais du détail de cette perception, et ce à plusieurs niveaux.

En discernant ce détail, nous allons pouvoir contacter en conscience des niveaux de la vie comme la nature essentielle de l’essence, la dimension du « Je » et du « Non-Je », la dimension des archétypes naturels comme des archétypes humains, la dimension du vide et l’état au-delà de toutes ces dimensions intérieures et extérieures.

Nous allons pouvoir remarquer en nous-mêmes :

– l’impact des niveaux de survie et de vie,

– le déséquilibre qui agit en soi entre ces deux sortes de niveaux,

– le rééquilibrage qui va se mettre en œuvre en soi quand on prend simplement contact avec cette alchimie et que nous lui laissons à nouveau son cours et nous rangeons à son intelligence,

– les limites de la défensive de l’égo à qui nous pourrons apprendre à dire « non merci »,

– les freins intérieurs qui se manifestent dans notre vie extérieure,

– les bienfaits qui vont alors circuler en soi,

– l’alignement qui pourra se produire entre notre vie intérieure et extérieure,

– l’étendue en soi et dans la vie extérieure de la conscience de l’essence.

 

Ce que le laisser-faire ne permet pas.

 

Le laisser-faire intérieur implique d’accueillir dans l’acte présent et sans condition :

– ce qui s’active en soi,

– les nœuds psycho-énergétiques qui ont été formés,

– les réactions désagréables passagères qui peuvent naître dans le « dénouage » de ces nœuds, ce qui apporte un certain dénouement (le réveil des courts jus),

– la conscience de l’essence ce qui demande de lâcher tout désir et tout contrôle qui font que nous sommes plus dans notre intelligence défensive que dans l’intelligence de la vie.

Ainsi le laisser-faire intérieur ne peut répondre aux besoins et désirs exigés par notre égo.

En d’autres termes, si vous choisissez de rester sous la direction de votre égo, vous n’accéderez qu’au laisser-faire que celui-ci tolèrera. Ce laisser-faire est restreint, car il prive l’accès à l’immanent. Il est aussi, de par la même, douloureux et nous plonge dans une recherche perpétuelle d’un soi inexistant.

Et Dieu reconnaîtra les siens.

Si l’immanent, le vide, l’infini, la conscience de l’essence, le soi, la pureté de la vie qui sont d’autres expressions pour le nom de Dieu, sont en chaque être humain il revient à soi-même de se reconnaître. Cette reconnaissance ne peut pas se faire dans ce que nous voulons être qui se créé à partir de ce que nous n’avons pas voulu avoir de la vie et que nous avons eu. Pourquoi ? Parce que ce conflit nous amène à vouloir être plus fort que la vie et Dieu. Est-ce pour cette raison que nous détruisons la planète et ses animaux ? Je vous laisse la réflexion. Cette reconnaissance ne peut donc se faire quand reconnaissant la pureté en soi-même ce qui nous demande de lâcher toutes idées limitantes et défensives illusoires pour nous laisser porter par ce qui est en soi comme autour de soi. Les religions nomment cet acte, la foi. La foi n’est pas une idée ni même une pratique, mais l’action de rencontrer l’immanent au sein même de sa chair et de son incarnation. J’y vois la spiritualité.

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