Apprenez à percevoir et vivre ce qui est en vous.

Au coeur des déchets ! L’apprentissage du siècle – la responsabilité

Au coeur des déchets ! L’apprentissage du siècle.

 

merci à pixabay

 

 

J’adore retrouver ce que je crois avoir compris, dans d’autres domaines que le mien.

Là, les amis, je le retrouve dans la Blue économie style Gunter Pauli et dans le discours d’Idriss Aberkane.

 

À travers lesquels s’illustre une façon responsable et intelligente d’agir.

Comme cela me fait plaisir ! Merci à eux.

J’aimerai vous partager ma réflexion née d’un nez à nez avec la vidéo que vous trouverez ci-dessous dans laquelle Idriss Aberkane nous parle du zéro déchets et ma compréhension du fonctionnement de la survie humaine.

Dans cette vidéo, Idriss Aberkane nous expose que la nature ne fait pas de déchets et là commence en nous proposant d’imaginer un monde sans, où les enfants iraient aux musées pour en voir. Génial et drôle, non ? Évidemment, il continue le discours en déclarant que nous savons bien que ce n’est pas vrai et que le monde en produit des tonnes.

Sa définition du mot déchet est la suivante : « Ce que personne ne veut. »

Je suis fasciné de voir qu’en fait nous retrouvons ce rejet dans la structure même de la survie humaine.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Définissons, déjà, l’expression structure de survie. Nous serons d’accord sur sa fonction première qui consiste à assurer la protection-défense. Mais sur quoi s’appuie-t-elle pour l’assurer ? Qui dit survie dit danger, notre survie va donc avoir besoin de connaître « ce qui est dangereux ». Si nous interrogions une centaine de personnes sur ce qui est pour eux dangereux ou inacceptable et non viable, nous aurions des réponses différentes d’une personne à l’autre. Il est donc clair que ce qui va conduire chacun à réagir sous tel ou tel danger sera différent. À ce stade de mon explication il est bon de rappeler que le ressenti du danger doit être inconscient pour que la réaction d’attaque ou de défense soit immédiate aussi pour ne pas perdre de temps à réfléchir. Imaginez le tableau « Ah ! C’est quoi ce machin-là par terre ? Un bout de bois ? Je vais m’approcher pour mieux voir. Damned ! Un serpent ! » Oups ! j’suis mort. La question suivante est donc de savoir qu’est-ce qui compose individuellement nos perceptions de danger et de quoi vont être composés les éléments propulsifs à nos réactions de survie.

Ma réponse est la suivante :

  1. toutes les perceptions que nous avons vécues depuis notre conception jusqu’à aujourd’hui lors de situations désagréables, traumatisantes, déplaisantes et que nous ne voulions pas ressentir, mais que notre corps a ressenti,

  1. une partie des perceptions problématiques de nos parents qu’ils n’ont su solutionner et dont notre biologie s’est chargée pour formater le conditionnement de survie.

Par cette façon, notre survie va rejeter des informations dites « dangereuses » pour survivre tout en les gardant précieusement dans notre inconscient. Ce double jeu a pour but de nous prémunir de la mort puisque notre compréhension formatée croit que revivre en conscience ces perceptions reviendrait à « mourir » ce qui est faux mais pousse notre conscience à la très intéressante expérience de la résurrection.

Voyez-vous maintenant le parallèle que je fais avec le discours de Monsieur Aberkane ?

Ce qui va assurer notre survie sont donc les perceptions vécues que nous n’avons pas voulu vivre et que nous jetons dans la poubelle de notre inconscient. Ainsi ce qui guide notre survie sont donc les déchets de nos perceptions. Je trouve complètement fascinant que notre société soit envahie par les déchets produits par le progrès technique pour faciliter nos vies. Qu’avons-nous donc manqué ? Que devons-nous comprendre ?

Je reviens aux perceptions, et plus particulièrement aux perceptions indésirables qui sont du même type.

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Elles peuvent revêtir des formes diverses : mouvements énergétiques, sensations, pensées, croyances, émotions, mixtes d’émotions et de pensées, injonctions, états d’âme… Ce sont des informations qui nous servent à nous repérer, agir, réagir. Elles sont au cœur de notre biochimie. Pour donner un exemple sur la part dite négative, ce ne sont pas les émotions comme la colère, la peur, la tristesse, le dégoût, la surprise ou le désir qui sont « négatifs », mais plutôt le fait que nous les gardions dans notre circulation de vie comme références réactionnelles. En les gardant, nous fabriquons des toxines émotionnelles, comme une mauvaise digestion occasionne des toxines alimentaires mon cher Watson.

Nous passons tous par la survie et l’obligation de ce stockage de déchets de perceptions. Les supports pour les récolter sont multiples.

Cela peut par exemple commencer dans l’action d’une situation toute bête où Papa et Maman sont en froid et pour se réconcilier, vont avoir un rapport de rapprochement qui va donner bébé. Cela peut être le fait que Maman ou Papa soient ensemble dans cet acte, mais que l’un d’eux n’ait pas oublié un amour déçu et que ce vécu peuple sa préoccupation inconsciente. Les paramètres sont infinis, chacun a ses conséquences. Rappelez-vous si l’état d’esprit les juge fâcheuses, notre biologie alors va les formater pour sa structure de survie. Comprenez que même si bébé n’est qu’une cellule, cette cellule est vivante et doit devenir « autonome »et avoir des moyens de découvrir le monde tout en s’en protégeant. Je reviens aux exemples. Cela peut être, pendant la vie intra-utérine, une mauvaise digestion de la mère, la perte d’un proche, des difficultés financières, la naissance ressentie douloureuse, ou l’absence de perception kinesthésique de la mère à cause d’une péridurale. Les choses de la vie quoi !

Comme déjà dit, ces déchets référentiels seront en fait tout ce que notre biologie va vivre comme « mortel » si elle laisse la perception se préciser dans la conscience. Elles vont naturellement s’additionner et communiquer entre elles pour ensuite formater ce que nous appelons notre personnalité, notre individu : nous-mêmes, ce nous-même sur lequel nous nous identifions et qui est juste une façon d’être au regard du traitement des informations incorporées ou mémoires rendues réelles par notre compréhension implicite.

Quelques sages appellent cela « illusions ». Comme vous le savez, ce n’est pas aux vieux sages que nous apprenons à faire la grimace.

Je reprends une affirmation d’Idriss Arkane quand il déclare : « la nature ne fait pas de déchets. Elle a créé le seul système au monde où pour toute offre, il y a une demande ».

Dans une main, je suis d’accord et comprends ce qu’il avance, dans une autre, non. Pourquoi ?

Je viens de défendre la thèse qui expose le fait qu’une partie de nos vécus sont les déchets de notre conscience et que ce formatage est naturel. Maintenant, regardons l’antithèse, si vous voulez bien. S’il est juste de considérer que nous sommes vivants comme la nature est vivante, alors la nature à travers l’homme produit bel et bien des déchets.

La main dans le sac. « Gasp ! I’m remake ! »

 

 

 

Quand Idriss Aberkane nous dit que pour la nature « les déchets des uns sont des achats des autres » il fait allusion à la transformation du vivant en mort et du mort en vivant et de l’utilisation des manifestés de la vie pour la vie. Si j’ai bien entendu.

 

 

Comme le disait Lavoisier, rien ne se perd tout se transforme. Il aurait dû ajouter « ou se transpose » après « se transforme »

Par « transposé », je fais allusion à cette loi :

Ce qui n’est pas accepté à l’intérieur

de nous-mêmes est transposé à l’extérieur de soi.

Eh, oui ! Nous ne pouvons pas nous en tirer aussi facilement. Heureusement !

 

 

Mais ainsi la survie est-elle assurée, car ce qui est à l’extérieur de soi est contrôlable et non ressenti et quand le ressenti qui est ressenti comme douloureux est projeté sur le monde, tout est en ordre dans le jeu de la survie.

Ainsi retrouvons-nous nos « chairs » déchets autour de nous. Seraient-ils des ferments pour notre conscience individuelle ? Des ferments qui nous amènent à reconsidérer ce que nous avons formaté comme vrai, réel, existant afin de voir la vie avec une conscience plus aiguisée et tournée vers la source de vie et non la survie ? Qu’est-ce que notre nature achète à travers notre incarnation, pour reprendre les termes d’Idriss Aberkane.

Nous produisons la mort sous nos yeux.

Est-ce pour mieux la comprendre ?

Est-ce pour mieux comprendre la vie ?

Comment pouvons-nous « com – prendre » en conscience le vivant quand nous ne prenons dans notre « con-science » consciente qu’une infime partie de celui-ci ?

Revenons à ce scientifique avisé qui est Aberkane :

« la nature aurait le prix Nobel si elle était une personne ».

Je suis fasciné par la précision de l’existence, elle est d’une perfection et d’une intelligence qui dépasse largement notre intelligence intellectuelle personnelle puisque celle-ci rejette une bonne partie de la vie. Mais attention, si nous sommes la nature, alors cette perfection et cette intelligence sont aussi en notre cœur.

Ici commence le voyage humain dans son apprentissage : le mien, le tien, le sien où là prend le tissage de notre personnalité à notre identification de ses ressentis. Ensuite, pour apprendre il faut désapprendre comme disait un de mes professeurs de théâtre.

L’amour inconditionnel nous permet toutes les expériences, mais du fait que nous sommes emplis de lui, il nous ramène à lui. Les croyances de notre structure de survie nous barrent la route pour réaliser ce fait. Alors des conséquences fâcheuses viennent aiguiser notre conscience jusqu’à ce que peut-être nous laissions le gouvernail à cet amour inconditionnel et quittions la survie. J’aime dire qu’il faut bien que jeunesse se passe.

J’accélère.

Le beau discours que je viens de vous livrer a pour but de nous amener dans une action et réflexion constructive qui est l’épineuse question de la responsabilisation.

Un ami du nom de frère Abel voyait l’homme comme la tige qui relie la branche de l’arbre au fruit. J’aime beaucoup cette image. Rendez-vous compte de l’humilité, de l’amour, du service dont cette tige doit faire preuve. C’est une énorme responsabilité que celle du vivant. La responsabilité de tout devoir vivre en conscience ou non.

Notre corps perçoit absolument tout à chaque instant, jusqu’à l’inconscient des personnes autour. Dans le même temps, notre conscience intellectuelle ne va en relever peut être que deux pour cent. Si, si ! Rendez-vous compte de l’humilité qu’il faut pour se laisser percevoir ce que son corps capte dans l’instant. Quand je vois que la réalisation humaine peut être aussi belle que l’organisation des abeilles ou des fourmis, aussi généreuse que l’attitude des dauphins et aussi magique que le chant d’une baleine, je me dis que nous avons de sacrés « potes-en-ciel ». Et quand je crois constater que l’homme est le seul animal qui a le droit de tout détruire puisque le pouvoir de le faire lui est donné, je me dis alors que nous avons une responsabilité sacrée.

sxc.hu Scubadiving

Revenons à la définition du mot déchet de mon hôte dont je tire ici mon chapeau en le remerciant d’avoir accepté d’endosser la lourde tâche d’éclaireur de conscience qu’il a l’air de prendre en plus avec plaisir.. « Qu’est-ce que sont les déchets ? Ce que personne ne veut. Il faut payer pour les transformer. »

Quel est donc le prix qu’il nous faut payer pour détruire les déchets que sont nos perceptions indésirées que nous continuons à vivre inconsciemment ?

La responsabilisation sur notre vie intérieure

de son formatage à son ouverture infinie.

Idriss Aberkane : « Déchet plus connaissance égale richesse. »

Yesssss ! L’acte de co-naissance d’accepter de laisser nos perceptions nous traverser sans les juger ni s’identifier à elles, guide vers la richesse du cœur et sa pensée créatrice. Cette pensée créatrice peut aller dans la destruction ou la construction telle est notre liberté. Dans ce dégagement, la simple présence alors émerge en laissant la danse de la vie nous porter.

Notre conscience prend des cours auprès de sa nature sans même le savoir, mon cher Aberkane.

Voilà pourquoi je crois que j’ai pu lire sur l’autoroute :

« 500 kilogrammes de déchets par kilomètres ».

À travers la survie, nous avons appris à formater la déresponsabilisation que nous utilisons pour nous dégager de ressentis passés. Dans cette déresponsabilisation se cherchent des coupables et des victimes. Ces coupables et victimes attendent un sauveur tout en courant après le plaisir qui pousse à jeter sans réfléchir ce qui dérange. Ce plaisir qui mène à

  • jouer les Papa Mango « mais qu’est-ce qu’on fera quand on s’ra gros ? » et inventer des appareils pour trouver d’autres ressources sur d’autres planètes,

  • rêver devant les stars ou les personnalités,

  • s’occuper l’esprit devant la télévision,

  • fuir le déplaisir qui coule dans notre soi-disant mémoire.

    freeimages.com

     

 

Mais dites-moi mes amis, cela à l’air vraiment difficile de réaliser que nous sommes tous des Dieux. Oh mon Dieu !

 

 

 

Pour finir merci infiniment au travail d’Idriss Aberkane.

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